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Les tendances sur le marché des cadeaux: la progression des chèques cadeaux

Depuis plusieurs années, le marché des cadeaux connait des évolutions structurelles consécutives aux changements de comportement d'achat des consommateurs. Ces modifications sont principalement causées par une mauvaise conjoncture économique persistante depuis la crise de 2008. Ces évolutions du comportement des consommateurs concernent à la fois les idées de cadeaux, les cadeaux les plus souhaités, les budgets alloués, les canaux de distribution et les méthodes de promotion. Cet article vise à analyser les grandes tendances sur le marché du cadeau qui représente en France chaque année plusieurs milliards d'euros.

La crise économique actuelle semble affecter très fortement l'ensemble des consommateurs. Un sondage très médiatisé a ainsi révélé en janvier 2011, que les français sont actuellement très pessimistes (les plus pessimistes en Europe), s'inquiétant pour le niveau de leur pouvoir d'achat l'état du marché de l'emploi. Ces préoccupations amènent la plupart des consommateurs à plus de vigilance quant à la gestion de leurs dépenses. Ce qui à des conséquences importantes sur leurs attentes en termes de cadeaux. Ainsi, l'étude du cabinet Deloitte sur les tendances de Noël 2010, révèle, d'après un sondage mené auprès de plus de 20 000 français que, pour les adultes, le chèque cadeau est désormais le cadeau le plus souhaité. On identifie bien le retour à une certaine forme de pragmatisme pour la plupart des acteurs qui prévoit d'utiliser par exemple leurs bons cadeaux pour acquérir les biens dont ils ont réellement besoin au quotidien.

De plus, dans ce contexte économique, le budget alloué aux cadeaux pour les proches et les amis est l'un des postes revus le plus à la baisse, d'après l'étude de décembre 2010 du cabinet deloitte sur le marché des cadeaux de noël. Compte tenu d'un budget réduit, les gens souhaitent d'autant plus éviter de se tromper. Offrir un cadeau hors sujet est un luxe que les gens ne peuvent plus se permettre. Conséquence logique de la tendance actuelle, la demande de chèque cadeau, qui permet au bénéficiaire de choisir lui-même son cadeau dans divers enseignes, est d'autant plus renforcée.

On assiste donc à une redistribution des cartes au niveau des acteurs du secteur des cadeaux. Conséquence de ces évolutions, les canaux de distribution et les médias de promotion changent et convergent vers Internet.

Ainsi, la promotion des cadeaux se développe à grande échelle sur Internet, du fait de multiples facteurs. Premièrement, les coûts publicitaires sont plus faibles par comparaison avec les principaux médias : presse, télévision, radio, panneaux publicitaires. Deuxièmement, la technologie Internet permet un meilleur suivi en termes de "Return on Investment", car le rapport entre le chiffre d'affaires généré et le coût d'acquisition peut être suivi en temps réel grâce à des outils sophistiqués de tracking. Troisièmement, cela correspond à l'évolution des comportements d'achats des consommateurs qui recherchent de plus en plus de bons plans et se dirigent naturellement vers Internet dont l'image est attaché à la culture Low Cost. Ainsi par exemple, la promotion des chèques cadeaux salariés est assurée en partie par des campagnes publicitaires sur le web.

Selon toutes les études, le commerce électronique connait chaque année une croissance très importante et Internet constitue le canal de distribution le plus dynamique. Le marché des cadeaux suit parfaitement cette tendance. Ainsi, l'étude Deloitte révèle que si les hypermarchés restent leaders en ce qui concerne les cadeaux de noël avec une part de marché de 34%, Internet rassemble désormais 14% des achats de cadeaux de noël soit autant que les achats réalisés dans les grandes surfaces spécialisées. En ce qui concerne plus précisément les chèques cadeaux, le phénomène actuel est semblable. De plus en plus, de sociétés proposent des services de chèques cadeaux directement et uniquement sur internet, comme par exemple Maxichèque qui constitue un chèque cadeau CE très appréciés des salariés.